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Oniria, tome 4 : Le réveil des fées, B.F. Parry

B-F Parry - Oniria Tome 4 : Le réveil des fées.ENFIN LE DERNIER TOME DE LA SAGA ONIRIA QUI A SU ENCHANTER LES JOURS ET LES NUITS DE SES LECTEURS…

La situation d’Eliott semble désespérée. L’équipe des rebelles a volé en éclats, Katsia est passée dans le camp ennemi et l’esprit du jeune terrien est coincé à Oniria. Le seul endroit où il est encore en sécurité est Oza-Gora. Mais la ville du Sable est à son tour menacée par la folle ambition de La Bête et de ses cauchemars. Le sort d’Eliott est plus que jamais lié à celui du monde des rêves : il va devoir prendre les décisions les plus difficiles de sa vie, et de ses choix dépendra le salut d’Oniria.

Ma chronique du tome 1

Ma chronique du tome 2

Ma chronique du tome 3

Je suis à la fois la plus heureuse et la plus triste du monde… Le réveil des fées, c’est un final en apothéose pour une série qui fait partie de ma vie depuis maintenant deux ans ! « Faire partie de ma vie » vous trouvez ça un peu exagéré ? Et bien moi pas, étant donné qu’Oniria, en plus d’être une série que je suis avec passion, est aussi un univers qui m’inspire à chaque fois que je m’y plonge. Ajoutez à cela une super rencontre avec l’auteur (et la dédicace qui va avec) et le nom du blog sur la version coréenne du premier tome… ça crée du lien. ^^

Oniria, c’est un univers qui débride l’imagination. On sent les multiples influences qui ont inspiré l’auteur dans son élaboration d’un monde à la fois magique, rétro et moderne, bref intemporel. Un exemple me venant à l’esprit est l’utilisation explicite de l’informatique pour les bulles qui isolent Eliott et ses congénères des oreilles indiscrètes, rappelant un genre de forum informatique.

Une autre particularité d’Oniria, c’est son style. B.F. Parry ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des ignares. Lire Oniria jeune, c’est s’introduire à des termes tels que « coup d’état » ou « troglodytique ». Cependant, le style  est comme toujours très fluide et dynamique et les jeunes lecteurs ne sont pas tirés trop vers le haut jusqu’à s’y perdre. Même à 20 ans, j’ai du mal avec certains livres de fantasy dont le style lourd et pompeux me perd en cours de route. Oniria, au contraire, m’accroche et ne me lâche plus.

En parlant d’introduire les jeunes lecteurs à des termes « complexes », le système politique d’Oniria et ses bouleversements (se basant sur certains de ces termes) sont au cœur du récit et de la bataille qui se joue. Il est facile de faire le parallèle avec plusieurs faits récents et moins récents. Le discours de la Bête quand elle prend le pouvoir en est un exemple particulièrement marquant.

Les lecteurs peuvent ainsi comprendre les rouages de la manipulation, le fait que certaines populations se rallient à des idées extrêmes dans l’illusion de sauver leur peau et certaines machinations invisibles en politique. La Bête est un leader charismatique tel que l’histoire terrestre en a vu passer et en voit encore passer aujourd’hui.

Quelque chose m’ayant marquée sont aussi les descriptions qui font appel aux cinq sens. Dans ce tome, il m’a semblé que l’accent était mis sur l’ouïe. Il s’agit d’un tome très bruyant ! Les roulements de tambour résonnaient dans ma tête comme si j’étais sur place (ratata plan plan plan). Tout est aussi très visuel, parfois même olfactif et tactile. Rien n’est laissé au hasard, le lecteur est plongé tout entier dans Oniria…

Point de vue émotions, on en a ici pour son compte. Guerre oblige, les pertes sont nombreuses. Mais les pertes sont aussi là où on ne s’y attend pas, il y a aussi des révélations et le thème du pardon est au centre du livre. Toutes les valeurs que cette série représente aident à en faire un véritable bijou.

Mon ressenti : 10/10

Oniria, tome 4 : Le réveil des fées, B.F. Parry, co-édition Hachette/Hildegarde (16,50€)