The November Criminals, Sam Munson

The November CriminalsQui je suis ? Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé.

Tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec Pelle, ma pote « et plus si affinités ».

Après, si vous voulez connaître la suite, il va falloir vous accrocher…

Sous ce titre mystérieux (dont on ne découvre la signification qu’à la toute fin du livre) se cache un livre déroutant.

Autant le dire tout de suite : oui, j’ai aimé. Mais est-ce que je vous le conseille ? Je ne suis pas sûre de pouvoir clairement répondre oui ou non. Je ne sais pas si je peux dire que je n’avais rien lu de pareil, j’ai déjà lu des livres qui ont eu le même effet sur moi (je pense notamment au Monde de Charlie) mais je ne sais pas si c’est comparable.

En fait quand j’y réfléchis, ce qui fait la particularité du livre c’est son narrateur, sa manière de parler, son cynisme, son regard sur le monde qui l’entoure, son arrogance et son sens de la justice.

Le résumé du livre est en quelque sorte menteur. Je ne peux pas vous dire pourquoi sans spoiler. Et pourtant il est aussi très vrai : en citant directement Addison, en voyant les choses de son point de vue, en utilisant ce style à la limite de la prétention, on ne peut qu’avoir une idée précise de ce qu’on va lire et il ne pouvait y avoir de quatrième de couverture plus adéquate.

Est-ce que j’ai aimé le narrateur ? Oui. Est-ce que vous allez l’aimer ? Je n’en suis pas certaine. Ce que je vous conseille, c’est d’aller lire un extrait sur Lecture-Academy et vous saurez tout de suite si ça passe ou ça casse. Si vous aimez les premières pages du bouquin, n’hésitez pas une seule seconde.

Je suis assez perturbée par cette lecture, le dernier chapitre est particulièrement spécial. Je ne sais pas si on peut qualifier le livre de choquant mais on en ressort avec une impression étrange qui n’est pas pour me déplaire.

Si le roman peut ressembler de loin à un roman policier, il n’en est rien et sa force principale est sa narration, quelque chose que j’apprécie dans les romans. Pour conclure cette chronique, une citation qui m’a particulièrement plu :

« On s’assoit tous en public pour corriger nos manuscrits imparfaits en espérant que Dieu nous regarde comme un spectateur, faisant de nous des artistes. »

The November Criminals, Sam Munson, éditions Hachette (18€)

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