Sweet, Emmy Laybourne


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Bienvenue à bord de l’Extravagance, la croisière de luxe où tout est possible, y compris se sculpter un corps idéal !

En avant-première exclusive, découvrez le SOLU, le solution miracle à tous vos complexes.

Il n’y a rien de plus doux que de fondre en se faisant plaisir.

Effet garanti : on se battrait pour y goûter !*

* Attention : la compagnie ne pourra être tenue pour responsable en cas de dépendance ou d’effets secondaires éventuels…

 »Il n’y a pas que vos complexes qui vont fondre », en voilà une phrase d’accroche. Pour m’accrocher moi, en tout cas, c’est gagné ! Vous l’avez peut-être compris en me lisant régulièrement, tout ce qui est perception de son corps, confiance en soi, etc. ça m’interpelle beaucoup. Du coup, Sweet m’a d’emblée attirée, de par les problématiques que le roman aborde.

Divisé en 7 jours, les 7 jours que dure la croisière destinée à faire maigrir de riches américains, le roman se lit rapidement et de manière fluide. Les premiers jours sont plutôt calmes et donnent l’impression d’être devant sa tv en train de regarder une téléréalité, si ce n’est que deux personnages (les deux narrateurs) nagent à contre-courant de cet univers de paillettes : Lauren, accompagnant son amie Vivika, et Tom, qui couvre l’événement médiatiquement. Chacun d’eux refuse de consommer le Solu, cet édulcorant miraculeux qui permet de manger tout en maigrissant.

Rapidement, j’ai été perturbée par le fait que Viv et Lauren soient décrites comme faisant du 46 alors que ce n’est obviously pas le cas vu qu’en perdant 5 kilos Viv flotte dans une robe taille 38. Il y a des incohérences de ce type-là. Sans compter le fait que des célébrités rondes jouant de leur physique pour se faire connaître ça ne court (malheureusement, en un sens) pas les rues et au final on ne sait plus très bien qui vient sur la croisière pour maigrir ou pour se faire remarquer. Cependant, cela pourrait coller avec la perception souvent faussée qu’on a de soi ou bien le diktat de la minceur extrême (puisque dès qu’une célébrité prend un tout petit peu du ventre on la fustige sur les réseaux sociaux et dans les magazines people).

Ensuite, je ne m’attendais pas à ce que le livre tourne au livre d’action. Je m’y suis un peu perdue mais j’ai aimé ce qu’il y avait en jeu, malgré des failles dans le scénario (SPOILER : surtout à la fin avec l’interview d’Almstead – FIN DU SPOILER).

Le livre adopte aussi un langage résolument jeune, ce dont je ne suis pas trop fan (notamment de l’utilisation répétée de l’expression « partir en live« ). Il y a des termes que je n’ai carrément pas compris (qu’est-ce que le verbe « bananer » ? Est-ce qu’à 20 ans on est déjà trop vieux pour comprendre ce langage ? :p)

En résumé, j’ai trouvé ce roman superficiel sur beaucoup d’aspects tels que le scénario ou l’écriture. Cependant, Sweet aborde des thèmes important et la confiance que Lauren a en elle-même est inspirante pour les jeunes lecteurs. Du coup, j’ai quand même passé un bon moment de lecture avec quelques frissons à la fin. L’auteur propose à la fin de se rendre sur son site afin de lire des articles qu’elle a trouvé intéressants, preuve qu’elle est impliquée dans le sujet du poids et de la perception de soi. Finalement, je verrais bien une série basée sur ce roman. Et j’ai beaucoup « aimé » la dernière phrase du roman.

Mon ressenti : 6,75/10 (comment ça j’abuse avec mes décimales ?)

Sweet, Emmy Laybourne, éditions Hachette roman (15,90€)

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