My Life on the Road, Gloria Steinem

https://i2.wp.com/jwa.org/sites/jwa.org/files/styles/scale_width_300px/public/mediaobjects/9780679456209-1.jpgGloria Steinem—writer, activist, organizer, and one of the most inspiring leaders in the world—now tells a story she has never told before, a candid account of how her early years led her to live an on-the-road kind of life, traveling, listening to people, learning, and creating change. She reveals the story of her own growth in tandem with the growth of an ongoing movement for equality. This is the story at the heart of My Life on the Road.

J’ai lu ce livre dans le cadre du très bien nommé Our Shared Shelf, le book club d’Emma Watson. Si vous aussi, l’idée de lire les mêmes livres qu’Emma vous enchante, cliquez ici !

Gloria Steinem est une féministe américaine, journaliste et activiste pour les droits des femmes. Elle est notamment la fondatrice du magazine Ms.

Ce livre est divisé en plusieurs parties. Dans la première, Gloria nous parle de son père et de son âme de voyageur qui l’a certainement influencée, ainsi que de son souhait d’éviter la vie que sa mère a eu (ou plutôt, n’a pas pu avoir). Ensuite, l’auteur se concentre sur son voyage en Inde et notamment ses voyages dans des wagons spéciaux pour les femmes où elle a appris énormément sur leur condition.

Dans la troisième partie, Gloria m’a rassurée sur mon absence de permis de conduire, même si pour elle cela signifie plus intelligemment de nombreuses rencontres lors de ses voyages en taxi et en avion (ainsi que par exemple l’origine du travail des hôtesses de l’air, puisqu’une présence féminine était considérée comme plus rassurante pour les passagers qui avaient peur de l’avion ; mais aussi l’énorme écart entre leur paye et celle des pilotes, qui attendaient également ainsi que les passagers certaines choses des hôtesses).

Au cours des deux parties suivantes, qui relatent ses interventions sur des campus universitaires ainsi que ses actions politiques, j’ai décroché. Ce n’était pas faute d’être intéressantes, mais la suite d’événements faisant allusion à énormément de personnes, noms de mouvements et autres lois issus de la politique américaine ont énormément ralenti ma lecture et je me suis ennuyée. Il y a des passages que je n’ai tout simplement pas compris. Et si je ne suis pas contre faire quelques recherches pour éclaircir ce que je lis, je ne cherche pas à en faire une par page. Je n’ai retenu que la « comparaison » éclairante (entre guillemets puisqu’ils partagent essentiellement des points communs) entre Barack Obama et Hillary Clinton et l’explication de Gloria pour son choix de vote.

Les deux dernières parties ont relevé mon intérêt, la première évoquant des histoires surprenantes, ma préférée étant l’homélie de Gloria dans une église, la deuxième développant le fait que l’égalité homme-femme a existé dans certaines cultures et expliquant la différence entre une société matrilinéaire et une société matriarcale.

Ce que j’ai appris en lisant ce livre :

  • Qu’il est presque honteux de ne pas avoir entendu parler de Gloria Steinem avant. Malgré la distance, elle est quand même une pionnière du féminisme aux Etats-Unis. Elle a rencontré énormément de personnes, participé à énormément d’événements (notamment la Marche vers Washington pour le travail et la liberté à Washington, D.C. le 28 août 1963, au cours de laquelle Martin Luther King a fait son célèbre discours « I have a dream »), est très active et a gagné énormément de prix.
  • Qu’il existe effectivement des féministes blanches qui ne font pas dans le « white feminism » (voir mon article à ce sujet ici). Gloria parle notamment de la notion d’expérience, et qu’il faut reconnaître qu’on ne parlera jamais de manière aussi pertinente d’une oppression que si elle nous concerne directement.
  • Que l’égalité entre les hommes et les femmes a déjà existé, notamment dans la culture amérindienne. Les colons avaient notamment remarqué que ce peuple ne violait aucune femme, pas même leurs prisonnières.
  • Que la Constitution américaine s’est basée notamment sur la Confédération Iroquoise, en y ajoutant cependant l’esclavage…
  • Que le Pape de l’époque a encouragé le génocide amérindien qui au total a fait environ 15 millions de morts, piqûre de rappel que la religion catholique a été meurtrière il n’y a pas si longtemps que ça.

Je retiendrai surtout de ce livre les nombreuses anecdotes intéressantes, qui confirment le fait que les rencontres sont ce qui peut être le plus enrichissant pour nous et ce qui nous apprend le plus. Dommage que je me sois ennuyée pendant une partie du livre. Le livre n’est pas traduit en français, et je peux comprendre pourquoi (il y a beaucoup de références à des personnes et concepts qui nous sont inconnus ou mal connus en Europe). Je conseille ce livre à des personnes ayant un bon niveau en anglais et de bonnes connaissances de base en politique américaine. Je suis contente de l’avoir lu car My Life on the Road est une lecture intéressante mais je suis un peu déçue que ma première lecture pour Our Shared Shelf n’ait pas fait plus d’étincelles en moi !

Mon ressenti : 7/10

My Life on the Road, Gloria Steinem, Oneworld Publications (22,28€) [il sort au mois de juin en édition brochée, 10€ moins chère :-)]

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