Juliette à Barcelone, Rose-Line Brasset

https://i0.wp.com/img.livraddict.com/covers/171/171065/couv9049783.jpgJuliette et sa mère s’envolent vers Barcelone pour y célébrer les fêtes de fin d’année. Si l’adolescente regrette son Noël blanc, elle se console vite quand elle rencontre le beau Manuel, qui lui fait découvrir les charmes de la ville sur son scooter ! Son séjour prend cependant une tournure angoissante lorsque des gangsters décident de mettre leur grain de sel. Heureusement, les Québécoises ont plus d’une corde à leur arc… Le sang-froid de Juliette est d’ailleurs récompensé d’une façon inoubliable, par une surprise dont elle n’aurait même pas osé rêver !
À la fin du roman, un carnet de voyage Sur les pas de Juliette attend les globe-trotters en herbe, qui obtiendront ainsi une foule d’informations sur les principaux points d’intérêt, les musées, les parcs et l’histoire de la ville, ainsi que sur la langue qu’on y parle. Un complément enrichissant à des péripéties époustouflantes !

Je connais Barcelone pour avoir été ma destination de voyage de fin d’études secondaires. Je rattache donc plein de bons souvenirs à cette ville ! Si j’avais apprécié le premier tome qui m’avait fait découvrir New York, lire prend une saveur particulière lorsque la Rambla, la Casa Milà et la Sagrada Familia nous sont familiers.

Encore une fois, c’est le concept du livre et son côté très ludique et même interactif qui m’ont plu.

Car les livres qui apportent vraiment un supplément de culture aux jeunes lecteurs comptent parmi mes recommandations. Et Juliette, avec son supplément d’information à la fin, tape en plein dans le mille.

Quant à l’histoire en elle-même, elle est une nouvelle fois un peu folle, ce qui dans une série aussi divertissante ne me choque pas. Je crains par contre que toutes ses péripéties ne créent de la peur chez les lecteurs, surtout dans le contexte particulier dans lequel nous vivons. Même si, rassurez-vous, nous avons droit à un happy ending.

L’important est que le livre se dévore et fait voyager les lecteurs. Cependant, son discours n’est pas toujours exempt de stéréotypes. Je ne suis pas fan de la végéphobie qui veut que les végétariens se nourrissent exclusivement de tofu et de salade, ni d’un (même très léger) skinny bashing parce que les enfants sont des éponges et ne captent pas toujours le second degré, ce qui fait que j’estime qu’il faut vraiment peser ses mots quand on écrit pour eux. Et puis, j’ai souri quand j’ai lu que Juliette se considérait comme un garçon manqué. Nous n’avons pas la même définition de cette expression qui est en plus un peu délicate à utiliser.

Mais si j’arrête de me prendre la tête comme je le fais tout le temps, ce livre est surtout un beau voyage pour les jeunes lecteurs avides de découvertes, et je sais que c’est ce qui compte pour eux ! Et je loue encore une fois le concept original.

Mon ressenti : 8/10

Juliette à Barcelone, Rose-Line Brasset, éditions Kennes (11,90€)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s