Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

Blackwood, le pensionnat de nulle partA l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.

Si je n’ai jamais rêvé d’aller en pensionnat (au contraire, cette perspective m’a toujours effrayée), j’aime cette ambiance particulière dans les livres. J’adore les vieux châteaux comme dans Harry Potter ou Night School, avec une bibliothèque, une grande salle à manger et des dortoirs…

Blackwood est particulier. Si Poudlard ou Cimmeria font rêver, Blackwood, malgré la magnificence du bâtiment, inspire surtout la peur. Le mot qui vient à l’esprit de ses quelques pensionnaires est d’ailleurs « maléfique« .

L’inquiétude et le mystère sont là. Mais le suspense n’est pas aussi puissant pour un lecteur expérimenté étant donné que ce livre est taillé pour un public jeune (je ne m’y attendais pas, je pensais à un roman young adult alors que je conseillerais ce roman à partir de 11 ans). Néanmoins, si un lecteur plus expérimenté voit venir de loin certains rebondissements, il y a tout un pan de l’histoire que je ne soupçonnais pas et que j’ai trouvé d’une inventivité surprenante. Grâce à cette histoire justement, même si le livre est avant tout destiné à faire frissonner, il apporte un peu de culture aux jeunes lecteurs.

Les personnages ne sont pas assez développés à mon goût mais je garde à l’esprit qu’il s’agit d’un livre pour enfants. Ce que je regrette sont les stéréotypes notamment concernant Ruth, décrite comme une fille pas très jolie et très intelligente ou Lynda qui est très blonde, très mignonne mais pas très maligne (pardon pour la répétition de l’adverbe « très » mais elles sont décrites avec autant d’emphase dans le roman !). J’aimerais faire la peau à ce genre de stéréotypes dans les livres pour d’aussi jeunes lecteurs.

Mais niveau histoire et ambiance, cette réédition d’un livre des années 70 réadapté à la vie aujourd’hui (avec le problème de l’absence de wifi à Blackwood notamment), est un divertissement très agréable qui apportera son lot de sueurs froides à ses lecteurs.

P.S. J’adore la couverture !

Mon ressenti : 7/10

Le livre sur Lecture Academy

Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan, éditions Hachette, collection Black Moon (16€)

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