La chorale du diable, Martin Michaud

La chorale du diableDans ce qui a tout l’air d’être un drame familial, une femme et ses trois enfants sont sauvagement tués à coups de hache. L’auteur présumé du carnage, le mari, s’est suicidé après s’être tranché la langue. Mais est-ce bien ce qui s’est passé ?

Deux jours après, une alerte AMBER est déclenchée à l’échelle de la province de Québec : une jeune fille dévoilant ses charmes sur Internet a été kidnappée. Par qui ? Pourquoi ?

Deux énigmes que vont s’attacher à résoudre en parallèle deux policiers au style rentre-dedans : Victor Lessard qui, sans compter les cadavres laissés derrière lui, en voit d’autres surgir de son passé, enlaidis par le temps ; et Jacinthe Taillon, son ancienne coéquipière à la Section des crimes majeurs, qui lui voue une haine infernale.

Naviguant à travers le fanatisme religieux et la perversité de démons ordinaires, ils vont s’engager dans une valse à quatre temps diabolique entre Montréal, Sherbrooke, Val-d’Or et… le Vatican.

Jusqu’à découvrir le secret terrifiant de la chorale du diable.

Nouveau tome des enquêtes de Victor Lessard, et 100 pages supplémentaires, yeah !

J’ai retrouvé dans ce tome tout ce qui m’avait plus dans le précédent : le style très visuel mais soigné, les citations et paroles de chansons qui ouvrent les chapitres, les personnages…

Cette nouvelle enquête est tout aussi passionnante que la précédente, je dirais même qu’elle donne davantage froid dans le dos et qu’on est ainsi encore plus cramponné à son livre. Des histoires d’essaims de mouches et d’exorcisme ? Il n’en faut pas plus pour que je frissonne (je sais, la combinaison semble étrange mais lisez et vous comprendrez). Encore, une fois, la complexité de l’intrigue m’a soufflée. Ce livre est un puzzle de 1000 pièces, à tout autant de lieues d’un épisode des Experts bouclé en 20 minutes grâce à un cheveu trouvé sur la scène de crime.

J’ai également trouvé ce tome davantage tourné vers une dimension psychologique car on en sait plus sur le passé de Victor. Et en même temps, il affronte dans le présent des moments difficiles. Ce roman semble de premier abord très factuel, il va droit au but. Mais il n’oublie pas de placer des émotions sur les scènes horribles qui y sont racontées.

Cependant, la (une nouvelle fois) impressionnante galerie de personnage m’a un peu plus déroutée que dans le premier tome, notamment parmi tous les ecclésiastiques. Ils n’étaient pas assez décrits à mon goût pour pouvoir les différencier et, à force de les imaginer tous en soutane, bah… Mon esprit ne s’en sortait plus. (^-^) Un nouveau personnage que j’aime beaucoup fait son apparition : Jacinthe Taillon, ancienne meilleure amie de Victor (pourquoi ancienne ? Lisez et vous saurez !). Je n’ai pas trop apprécié qu’elle soit qualifiée de pachyderme à la fin du roman. Peut-être est-ce parce que le narrateur est plongé dans les pensées de Victor et que c’est sorti tout seul, mais je n’aime pas trop ça… Laila semble également un chouette personnage.

En tout cas, je ne regarderai plus les mouches (que je n’aimais déjà pas fort) de la même façon. Et j’ai hâte de lire les prochaines enquêtes du sergent-détective Lessard.

Mon ressenti : 8/10

Page de l’auteur sur le site de l’éditeur

Page Facebook de l’auteur

La chorale du diable, Martin Michaud, Kennes éditions (23,49€)

 

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2 réflexions au sujet de « La chorale du diable, Martin Michaud »

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