Il ne faut pas parler dans l’ascenseur, Martin Michaud

https://d.gr-assets.com/books/1426787830l/24977306.jpgUne jeune femme s’éveille après vingt-quatre heures passées dans le coma et se lance à la recherche d’un homme qui semble ne pas exister.
Un meurtrier sans merci décide que chacun doit payer pour ses fautes et applique sa propre justice. Des meurtres commis à une journée d’intervalle déroutent la police de Montréal, dont le sergent-détective Victor Lessard.
L’enquêteur vivra des rebondissements troublants pour élucider cette affaire et découvrir la vérité qui révèlera trois sombres destins.

Mon avis

Avant de vous parler du contenu du livre (ce qui importe vraiment), je souhaitais aborder le livre en tant qu’objet. Ce n’est pas le genre de couverture – fort sombre – qui m’attire généralement, mais celle-ci est tellement sophistiquée qu’on ne peut que la remarquer. Vous ne pouvez malheureusement pas vous en rendre compte sur le visuel ci-dessus, mais les croix du cimetière et le nom de l’auteur sont vernis. Et la couverture est rigide et à rabats. J’adore la forêt de poches bien pratiques dans ma bibliothèque, mais un objet livre comme celui-ci (qui ne se transforme pas pour autant en relique à toucher avec des gants), ça change une fois.

Ce livre imposant de 400 pages se lit rapidement et de manière fluide. Au départ, j’ai été déroutée par la quantité impressionnante de personnages que met en scène cette enquête de l’inspecteur Lessard. A chaque nouveau récit introduit, je me demandais à quel moment l’auteur allait s’arrêter ! Mais il le fait au bon moment, arrivant à susciter la curiosité du lecteur et à ne pas le perdre parmi trop d’éléments. Cela est notamment dû au contraste bien marqué entre les différents narrateurs. La narration en « je » pour le personnage de Simone, par exemple, nous met en empathie avec elle.

Au fur et à mesure de l’histoire, les différents récits se recoupent. J’étais souvent surprise et même admirative de voir la complexité de l’histoire (qui n’a rien à voir avec un épisode des Experts, par exemple). En parlant de série, l’écriture de Martin Michaud est très visuelle. Je n’ai pas été étonnée de lire à la fin du roman que l’auteur travaille à la scénarisation de ses propres œuvres. Ce style sans fioriture mais très soigné, notamment dans les descriptions, distrait le lecteur et lui propose un roman de qualité.

Je ne suis pas une amatrice de thrillers à la base, mais celui-ci, avec son suspense, sa dimension psychologique et une touche de fantastique, m’a enchantée. Martin Michaud est un auteur à suivre !

Mon ressenti : 9/10

Il ne faut pas parler dans l’ascenseur, Martin Michaud, Kennes éditions (23,49€)

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2 réflexions au sujet de « Il ne faut pas parler dans l’ascenseur, Martin Michaud »

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