Sans prévenir, Matthew Crow

À 15 ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Sans prévenir, un jour, la vie bascule. On lui diagnostique une leucémie. À l’hôpital où il entre pour son traitement, il rencontre Ambre, son caractère de chien, son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante…

Une histoire d’amour extraordinaire.

«Sans prévenir» de Matthew Crow est un roman drôle, douloureux et lumineux sur la volonté de trouver le meilleur de la vie, même lorsque celle-ci vous montre son pire visage. Un roman qui aide à vivre.

Pour que cela soit encore plus clair, peut-être l’éditeur aurait-il dû ajouter des lumières clignotantes annonçant « CE LIVRE RESSEMBLE A NOS ETOILES CONTRAIRES » sur la couverture (le livre de John Green est carrément mentionné sur la quatrième de ma version du bouquin).

Une technique marketing qui ne fonctionne pas avec tout le monde…

Mais avec moi, si. :3 Parce que je ne peux pas m’empêcher de chercher un livre qui me fera autant de bien et de mal. Et parce que l’envie me faire ma propre opinion sur le degré de ressemblance et l’éventuel taux de plagiat me démange.

Et en fait, je trouve ça triste que tous les livres dont les personnages sont malades du cancer soient classés dans la même catégorie et systématiquement comparés alors que la plupart du temps, cela n’a aucun fondement. Je ne lance la pierre à personne, je le fais aussi (ne suis-je pas en train de le faire ?) mais je ne peux m’empêcher de me faire la réflexion que cela réduit l’histoire et ses personnages à une maladie, à une excuse pour en parler et tirer des larmes aux gens.

Dans Sans prévenir, en tout cas, ce n’est en tout cas pas la maladie qui prime sur le reste. Etonnement, l’auteur s’attarde plus sur la maladie des autres personnages que celle de Francis, et cela crée un effet particulier, qui met vraiment l’emphase sur les sentiments du héros. Les pensées de Francis sont toutes tournées vers Ambre, ce qui est normal étant donné qu’il s’agit de sa première petite amie et que celle-ci a une personnalité très forte qui fait que, même si elle n’est pas la voix du roman, elle le porte autant que Francis.

Malgré cela, s’agit d’un roman pour lequel on ne saurait dire qui de l’histoire d’amour ou l’amour familial dominent. Je ne sais pas si c’est l’histoire d’Ambre et Francis qui est la plus importante ici. Elle constitue plutôt une base, la base de tous les liens qui vont se créer entre les personnages même si on ne vit pas dans un monde de Bisounours et que ce n’est pas toujours évident de vivre ensemble et de s’entendre.

Tous les personnages sont très humains et aucun ne sonne cliché, contrairement à la phrase que vous êtes en train de lire. Mais il faut lire Sans prévenir pour saisir à quel point des personnages de ce roman peuvent sembler faire partie de votre propre famille. J’ai beaucoup d’attachement pour eux et pour l’histoire que raconte Matthew Crow sans aucune intention de donner une leçon de morale ou quoique ce soit. L’intérêt du livre réside dans sa belle et juste description des émotions de tous les jours, des joies et des chagrins de la vie, et chacun pourra en tirer quelque chose !

Une note sur le titre : je l’aime beaucoup (peut-être, peut-être, même plus que le titre VO – In Bloom – une fois n’est pas coutume).

Mon ressenti : 9/10

Sans prévenir, Matthew Crow, éditions Gallimard jeunesse, collection Scripto (11,90€)

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2 réflexions au sujet de « Sans prévenir, Matthew Crow »

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