Sous les couvertures, Bertrand Guillot

COUV-Sous-les-couvertures-270x395Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance… Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité.

À l’image de Toy Story qui donnait vie aux jouets et de La nuit au Musée qui en faisait de même pour les œuvres d’art, Sous les couvertures, une fois le volet de la librairie clos, fait s’animer les livres. Nombreux sont les lecteurs qui traitent leurs livres avec d’extrêmes précautions, presque comme s’ils étaient des êtres vivants fragiles…

Mais ceux de Sous les couvertures ne sont pas si fragiles que cela. Les livres relégués dans la réserve, la menace du pilon comme une épée de Damoclès au-dessus de leurs pages, sont indignés par une injustice : pourquoi se trouvent-ils précisément loin des yeux et mains humaines et, par conséquent, de la possibilité d’être achetés puis lus, alors que les best-sellers se la coulent douce sur la table des nouveautés, à côté de la caisse ?

Ce point de départ alléchant a fait monter très haut mon degré d’attentes pour ce livre. Peut-être un peu trop haut pour ne pas que la déception soit inévitable. Une fois le problème posé, les livres élaborent des stratégies politiques complexes qui m’ont fait décrocher. Et le livre perd de sa magie quand les déplacements de ces livres humanisés deviennent difficile à créer dans son esprit, même pour un(e) lecteur(trice) qui a l’habitude d’utiliser son imagination.

Étonnamment, ce sont les retours aux vies ordinaires du libraire et de son apprentie qui m’ont poussée à poursuivre ma lecture, et non pas ce qui m’avait attirée au début.

Une petite déception donc, mais je ne doute ni du fait que le livre trouvera son public, ni de celui qu’il s’agit d’un ouvrage de qualité, tant le style est soigné et l’idée originale.

J’ai lu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire sur Price Minister. Cette année, le système de cote est légèrement différent et je le trouve bien fait, surtout par rapport à mon ressenti sur le livre.

Qualité de l’écriture : 4/5
Plaisir à la lecture : 2/5
Originalité du livre : 4/5

Sous les couvertures, Bertrand Guillot, éditions Rue Fromentin (16€)
Le livre sur Price Minister.

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