Les brumes d’Avallach, Marah Woolf

Après le décès de sa mère, Emma, dix-sept ans, quitte les Etats-Unis pour rejoindre la seule famille qui lui reste sur la petite île de Skye en Ecosse. Là-bas, elle rencontre Calum, un étrange jeune homme. Tour à tour prévenant et glacial, il semble cacher un secret inavouable. L’adolescente ignore qu’en se rapprochant de lui elle les met tous les deux en danger de mort… Emma découvre alors que les inquiétantes légendes des brumeux Highlands sont bien réelles. Et qu’avec Calum ils sont peut-être le dernier espoir de deux mondes que tout oppose.

Il y a une chose dont je ne peux éviter de parler dans ma chronique et qui m’a frappée dès les premières pages : la ressemblance de ce livre avec Twilight.

L’ambiance, mystérieuse et pluvieuse, l’aura surnaturelle, le chamboulement d’un déménagement… Ces ingrédients maintes fois utilisé pour surfer sur la vague Twilight lorsqu’elle était haute sont plutôt agréables à retrouver maintenant que le soufflé est retombé. Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu une bonne petite romance paranormale qui réchauffe le cœur les soirées d’hiver. Cette ressemblance m’a donc, en un sens, séduite.

Cependant, Les brumes d’Avallach reprend certains défauts que, avec le recul, je me suis mis à reprocher à la saga de Stephenie Meyer.

En premier plan, une héroïne qui ferait frémir toutes les personnes ne serait-ce qu’un chouïa féministes. Encore plus maladroite que Bella, elle tombe sans arrêt pour être rattrapée par son prince charmant, légèrement inconsciente et totalement sous l’emprise de Calum, Emma donne souvent envie de la secouer comme un prunier. Ses réflexions m’ont parfois choquée, car depuis qu’elle a rencontré Calum, il est la seule chose qui compte pour elle, même lors d’événements graves ou lorsqu’il se montre distant par rapport à elle. J’ai franchement du mal avec ce type de comportement. J’ai largement préféré les personnages secondaires du livre, comme Amélie ou Peter.

Ensuite, il y a des descriptions mignonnes de l’amour naissant entre Emma et Calum, mais les déclarations d’amour et le côté très innocent, presque naïf, de leur relation, m’a parfois lassée. Cela est toutefois la plupart du temps dû aux actions de l’héroïne qui est la narratrice de l’histoire.

Il est vrai que j’ai cru reconnaître des éléments issus des 4 tomes de Twilight, mais je sais que quand on écrit, on peut avoir l’impression de retrouver ses idées ailleurs. Si on en a eu l’idée, quelqu’un d’autre a pu l’avoir aussi… du coup, je pense que l’auteur a laissé son histoire suivre la trame qu’elle voulait lui donner sans se laisser influencer par d’autres intrigues, même si la ressemblance est parfois troublante.

Marah Woolf a élaboré un univers fantastique tiré de légendes écossaises. J’ai autant aimé le cadre de l’histoire, habilement décrit grâce à des excursions que fait Emma ou ses peintures, que la dimension fantastique jamais rencontrée auparavant dans mes lectures. Particulièrement à la fin, lorsque celle-ci prend le pas sur le reste, avec de nombreuses références à Tolkien en bonus.

Même si le guide (Emma) ne m’a pas convaincue, j’ai apprécié ce voyage dans les Highlands et je m’interroge sur ce que la suite va donner.

Mon ressenti : 7,5/10

 Les brumes d’Avallach, Marah Woolf, éditions Michel Lafon (14,95€)

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