La vie (moins) compliquée de Maude M. Bérubé : La reine des abeilles, Catherine Girard-Audet

Cher journal, me revoici après quatre ans de pause. La dernière (et unique) fois où je me suis confiée à toi, c’est quand j’ai appris que mes parents se séparaient. Comme ma vie est beaucoup plus palpitante aujourd’hui, je prends la peine de me représenter, question que tu saches à qui tu as à faire : je m’appelle Maude Ménard-Bérubé, j’ai presque quatorze ans et je suis la reine des abeilles. Je compte sur toi pour être témoin des discours écolos de Marie-Gossante, la blonde insupportable de mon père, des battements de cils des cruches qui essaient de draguer mon chum José, des tentatives désespérées de mes copines qui souhaitent être aussi populaires que moi et surtout de mon talent d’écriture.

Enfin, je souhaite que mes confidences soient une source d’inspiration pour toutes les futures fans qui m’admireront lorsque je serai devenue célèbre ! Maude xox

Ne serait-il pas un peu mensonger, le titre de ce livre ? Je me demande si la vie de Maude est réellement moins compliquée que celle de Léa. Certes, elle n’a pas de problèmes pour s’intégrer à l’école, elle n’a surtout pas de Nunuches sur le dos puisqu’elle en est elle-même la reine. Mais entre le peu de temps qu’elle passe avec son père et sa relation avec son copain qui bat de l’aile, elle a également de quoi alimenter un roman.

Un journal plutôt qu’un roman, en fait. La vie compliquée de Léa Olivier, c’est un peu la version moderne de tous les romans façon « journaux intime » qui étaient à la mode depuis Journal d’une princesse, avec les mails et les conversations Skype de l’héroïne. Même si on retrouve de ceux-ci dans ce livre, c’est la bonne vieille version papier qui domine, et ce ne fut pas pour me déplaire !

J’ai trouvé ce format parfait pour un personnage comme Maude qui peut sembler difficile à comprendre. Je vous assure qu’elle vous deviendra attachante, tellement que, finalement, entre un tome de l’histoire de Léa ou de Maude, la différence existe, bien entendu, vu que les deux personnages sont très différents, mais elle n’est pas si grande que ça…

Ce n’est pas pour autant que Maude, vue comme la méchante dans Léa, se transforme en Bisounours sitôt qu’elle est la narratrice de sa propre histoire. Non, la Maude ce livre est la même que celle de La vie compliquée de Léa Olivier. Mais on saisit mieux pourquoi Katherine et Jeanne assurent toujours à Léa que Maude a un bon fond.

Maude a des circonstances atténuantes, mais cela n’excuse partout, et parfois, elle frôle la méchanceté quand elle ne franchit pas allègrement la ligne. Par contre, voir les choses de son point de vue est assez éclairant sur sa personnalité ! On découvre une Maude très attachée à sa famille et soucieuse du regard des autres, tellement que parfois – difficile à croire mais c’est vrai – elle en manque de confiance en elle.

Malgré cela, elle ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Quand elle garde la tête froide et fait comprendre à son père ou José pourquoi elle est en colère sans cri ou insultes, c’est très sain et une réelle preuve de maturité par rapport à ce qu’elle fait parfois subir à ses camarades. Tout comme ce qu’elle est prête à faire pour le bonheur de sa mère. Maude a encore besoin de grandir mais, comme le disent ses amies, elle a vraiment un bon fond !

Mon ressenti : 9/10

La vie (moins) compliquée de Maude M. Bérubé : La reine des abeilles, Catherine Girard-Audet, éditions Kennes (16€)

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